Affichage des articles dont le libellé est art. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est art. Afficher tous les articles

samedi 17 octobre 2026

Il ne faut pas l'être pour apprécier ses couleurs (devinette)

 On croit connaître la majeure partie de l’œuvre d'un artiste... hé bien non ! à l'occasion d'une exposition [Protestation - Musée des Abattoirs - Toulouse], vous voilà plongé dans les facettes les moins connues de Joan Miro : les dessins de nus, crayonnés ; la période noire ; les costumes de théâtre de rue ou les toiles incendiées...

J'ai adoré les tapisseries, qui m'étaient totalement inconnues ! Et ce morceau de lumière dans un océan de nuit... 






 

mardi 4 août 2026

Pas besoin d'aller loin

 pour voyager et rêver

il s'en passe de belles dans les villages reculés de l'Aude ! Montolieu et son tout nouveau tout beau musée Cérès Franco, qui vaut le détour. Un bâtiment voué à l'art refait entièrement dans une ancienne coopérative viticole tombée en abandon, je trouve que le symbole est beau. Les expos temporaires dans les anciennes cuves rondes en silos sont originales et on y découvre des artistes méconnus (en tout cas de moi). Vive les formats ronds, que la contrainte soit artistique ou architecturale !

un peu plus loin à Fangeaux, un joli village un peu en hauteur avec encore de vieilles façades, des vraies halles et un vrai couvent de fausses (?) dominicaines, s'organise chaque année à la Maison Gramont, vieille et noble demeure toute en petites salles et mini recoins des expositions d'artistes plasticiens très divers et à la technique haute en couleur. Peinture, sculpture ou autre création hybride, verre, plâtre, recyclages de toute sorte... 


 Les photos ne rendent pas bien, dommage, mais il faut aller voir ! 

 La palme de la créativité colorée revient à Véronique Magny :


 

 

dimanche 12 juillet 2026

4 garçons dans le vent

Un concert imprévu hier, jeune quatuor Hermione en tournée dans toute la France et même ailleurs. 

Public averti peu nombreux mais attentif dans une église Saint-Nicolas bien tempérée...

Bon moment !


 

vendredi 5 juin 2026

samedi 28 mai 2022

Tempétueux Figaro

 Je devrais aller plus souvent à l'opéra...

Ce Barbier de Séville au Théâtre du Capitole, opéra désormais "national", je m'en souviendrai ! Je n'avais pas autant ri depuis si longtemps ! Une mise en scène (Köpplinger) moderne mais pas trop, loufoque et iconoclaste, un peu hétéroclite tout en respectant les convenances théâtrales. Un pur bonheur. 

De belles trouvailles comme ce personnage "additionnel" dont on se demande tout du long : mais qui est-ce donc ? Un clown à la Buster Keaton qui accentue le décalage général. C'est en fait l'Eveillé, l'un des domestiques de Bartolo, bouffon malgré lui, niais mais attachant. Du pur Beaumarchais. Et bien d'autres personnages loufoques et attachants, bref une ambiance "du tonnerre". 

Côté distribution, il y avait alternance donc je ne peux en parler qu'à moitié. Pour ma part (25 mai), j'ai trouvé le ténor (Almaviva) beaucoup trop léger dans les aigus et la voix de Rosina un peu âgée (pourtant ?). Les autres convenables. Mais de toutes manières tout le monde était quelque peu écrasé par Figaro, qui lui était très à l'aise, dans sa voix et dans son rôle et emportait le reste de la troupe dans un galop effréné.

Orchestre impeccable mené tambour battant par un Cremonesi efficace. Seul le choix d'avoir écourté certains récitatifs ou certaines scènes m'a un peu chagrinée, mais vraiment, tout le reste était tellement agréable que ce n'était même pas grave.

On en redemande, on en veut encore, même quand ça finit bien... du comique de langage, du comique de situation, tout y était, bien joué, fort bien joué.

Un véritable feu d'artifice, entre roses à épines et cactus qui piquent, des bouffées de rire, de gaieté et de joie. Une fin de saison qui nous donne envie d'aborder la prochaine avec la même désinvolture... 

lundi 30 août 2021

L'estuaire ou la collection d'art en liberté

 Ayant profité de mon trajet jusqu'à la Bretagne "5 sur 5" (35, 29, 56, 22 et... 44) pour faire une pause culturelle dans le seul département tiraillé entre Loire et Breizh, j'ai également emmagasiné assez d'énergie pour faire la mise à jour 2021 du Voyage à Nantes.

Mais c'est quoi, ça ? C'est une collection d'art contemporain à ciel ouvert, que chacun peut admirer gratuitement, disséminé au sein des villes et tout au long de l'estuaire de Nantes à Saint-Nazaire ou de la Loire à l'Atlantique, au gré de vos fantaisies et de votre bon vouloir.

Cette idée lumineuse creuse son sillon depuis maintenant de longues années et s'enrichit régulièrement d'oeuvres éphémères ou pas. Certaines se cachent et n'apparaissent qu'à certaines heures, dans la nuit ou au fil des marées... vous êtes obligés d'y revenir. On peut y aller à pied, en vélo, en voiture, en bus (mais pas en grand éléphant)... c'est au choix, votre choix.

Sincèrement, c'est à voir. Moi qui adore l'art contemporain, surtout quand il est gratuit, j'ai vraiment aimé le côté naturel et surgissant de ces oeuvres qui se marient sensiblement bien au paysage d'eau et de prés.

Les habitants de l'agglomération nantaise ont bien de la chance d'avoir des élus (et des sponsors) qui ont le courage de laisser libre cours à l'imagination des artistes, qui s'en donnent à coeur joie. Est-il possible de tout voir ? C'est pas certain mais qu'importe, au moins on est sûr d'en (re)découvrir à chaque nouveau voyage...

Pour ne pas dévoiler entièrement l'émerveillement, voici quelques photos de mes préférées... qui ne seront sûrement pas les vôtres. Qu'importe, ce qui compte c'est de se laisser séduire par ces chemins parsemés de créations originales et flamboyantes.

Bonne pêche !

le grand serpent d'océan (Huang Yong Ping)
la maison dans la Loire (Jean-Luc Courcoult)
le mètre à ruban (2013 - Lilian Bourgeat)
les anneaux (Daniel Buren et Patrick Bouchain)
"misconceivable" (Erwin Wurm)
le pied, le pull over et le système digestif (2021 - Daniel Dewar et Gregory Gicquel)


vendredi 22 mai 2020

#gettymuseumchallenge

Botero - Mujer bebiendo


Arcimboldo - Le bibiothécaire


Roy Lichtenstein

Magritte - ceci n'est pas une pipe


Roy Lichtenstein

vendredi 8 mai 2020

l'art de ne rien dire au sujet de la culture

Ayons une pensée pour les artistes professionnels et intermittents, dont personne n'a parlé pendant 2 mois et qui jusqu'à récemment ne bénéficiaient d'aucune mesure de soutien ni même d'annonce ou de promesse de la part de quiconque. Les annulations de festivals et autres manifestations sont pourtant annoncés quotidiennement et alors même que cela va les impacter considérablement et durablement.

Sans eux, sans art ni culture diffusée gratuitement sur les écrans, que serions nous devenus ? Beaucoup d'entre eux nous ont offert des montages incroyables, depuis chez eux, qui nous émerveillent et qui personnellement me font toujours pleurer.

Quelques pépites, qui ne fleurissent pas sur les réseaux, mais qui ne s'adressent pas qu'aux initiés, même si...

Le site de la Cinémathèque qui ouvre ses portes aux "lettres de cinéma", courts métrages envoyés par des réalisateurs ou autres et qui montrent combien le vécu est différent, souvent douloureux. j'ai pas tout aimé, loin de là et c'est souvent fait avec les moyens du bord, mais il y a des trésors comme les poésies, dites par Jean-Louis Trintignant, vieillissant mais toujours avec sa voix charmeuse, quelques minutes qu'on souhaiterait voir durer indéfiniment.
Et puis cette phrase, attrapée au détour d'un autre film : Je cherche l'homme qui est plus fragile que son enfant.

Le Getty Museum et son challenge de parodies d'oeuvres d'art, ici
J'aime l'imagination débordante de certains et pour d'autres, l'investissement pour atteindre la perfection.Admirable et excellente idée. Et tellement drôle à réaliser !

Il existe des centaines d'autres petites idées permettant à chacun de ne pas rester solitaire, en participant à des réalisations collectives. Il faut les chercher car elles passent à travers les mailles des recherches "grand public" : par exemple celle-ci

Sans oublier les incontournables shadock et les autres archives de l'INA : quand tu tombes sur les Shadoks, que tu te dis que tu vas regarder 5mn et que tu regardes toujours au bout d'une heure...

Et bien entendu quand le moral tombe par terre, Les Goguettes (en trio mais à quatre) sont toujours là, avec les moyens du bord mais toujours aussi bons

On a encore le temps d'y passer du temps...



lundi 4 novembre 2019

Degas et moi, à l'opéra


Il y a le peintre, il y a l'homme.
Il y a la petite danseuse de cire et toutes les autres, en peinture, au fusain.
Il y a les femmes, nues ou moitié habillées.

C'est Degas, en somme. En exposition au Musée d'Orsay, à Paris, jusqu'au 19 janvier prochain. Et si on veut se plonger dans l'époque, pas si froufroutante que ça, on peut aller flâner sous les ors du palais Garnier.

En prime, la 3ème scène de l'Opéra Bastille, qui parfois offre de petits bijoux, comme ici.








dimanche 3 février 2019

Arles antique

Arles est connue d'abord pour ses arènes, toutes presque neuves après leur rénovation récente. Mais comme c'est une ancienne cité romaine, son sous-sol doit regorger de trésors enfouis, que l'on exhume par hasard ou après des fouilles ciblées. C'est pourquoi le musée départemental Arles antique, le "musée bleu" a été conçu avec "de la marge". Car il fallait bien y accueillir les nouvelles trouvailles au fur et à mesure des recherches. 
On y passe donc plusieurs heures, à voyager dans l'histoire de la cité et de ses environs et notamment on peut y admirer ce magnifique bateau, un chaland antique de plus de 30m, admirablement conservé et restauré malgré ses siècles passé au fond du Rhône. Une histoire presque trop belle pour être vraie.
                                                   photo : R. Benalibis - Arles antique

En tous les cas, on y rêve facilement, dans ce musée qui distille statues et sarcophages, objets usuels et d'apparat et on y chemine agréablement.

Le site de Glanum est également intéressant non seulement parce qu'il est bien entretenu mais aussi car on y trouve les empilements des trois époques : grecque, gauloise et romaine qui se sont finalement assimilées les unes aux autres, les unes derrière les autres, en prenant un bout par ci, rejetant un autre bout par là, adoptant un dieu en le transformant pour qu'il se cale avec d'autres, apprenant des techniques nouvelles qui apportent un savoir faire innovant. De jolies choses qui là aussi amènent au rêve.

La question qui demeure, c'est : à ces époques, y avait-il ce même mistral non pas gagnant mais glaçant au coeur de l'hiver ?

jeudi 27 décembre 2018

Bonne nouvelle

Il existe parfois des possibilités, des projets qui prennent corps et puis âme. Il faut juste laisser le temps et la confiance s'instaurer, se réinstaller, se laisser persuader. Au-delà des mandats ou des revers électoraux, il existe des artistes qui vont au bout de leur rêve et accueillent chacun s'il veut s'y laisser prendre, s'y laisser perdre, se laisser rêver.
Ainsi est arrivée La Halle aux Machines à Toulouse, sur une esplanade presque aussi grande que celle de Nantes. Après l'opéra urbain du Minotaure le long des rues pavées du centre ville, voilà cet animal fantastique à la portée de tout un chacun, admirable et admiré sans chercher monnaie. C'est tellement rare de nos jours qu'il faut vite en profiter. 
On peut y aller à pied, se promener et lever les yeux sur cette chimère de bois et de fer, de cuir et de métal, qui nous regarde de haut si gentiment. Pourquoi s'en priver ?
Il y a aussi, dans le style chimères, un manège d'animaux fantastiques qui fait le bonheur des petits et des grands et au-dedans, une grande symphonie de machines mécaniques, de celles qui ne servent à rien qu'à vous faire rire et applaudir.
Pourquoi attendre ?



Et l'an prochain, c'est promis, on fait le Voyage à Nantes !

dimanche 16 décembre 2018

cadeau n°4 : l'essaim d'amours de Fragonard

Ils tombent du ciel, s'empilent, s'emboîtent, s'enchevêtrent sans savoir ce qu'ils vont devenir, où ils vont tomber, ce qui les attend :
Ils sont au Louvre, et à ma prochaine visite, je ne manquerai pas d'aller les admirer, de visu

mercredi 17 octobre 2018

Le Printemps de septembre, ou la poésie des titres

Cette année encore, j'ai essayé de comprendre le comment du Printemps et pourquoi en septembre. 

Mais outre le fait que les expositions étaient disséminées comme les cailloux blancs du Petit Poucet dans la grande forêt, les oeuvres que j'ai rencontré ne m'ont fait aucun effet. Je reste perplexe devant des travaux qui demandent plus de temps pour tenter de les comprendre que pour les apprécier, simplement. Les explications sont de plus en plus longues, de plus en plus nécessaires, de plus en plus complexes et ne nous aident pas vraiment.

Cette année, quand même :  à part les photos détournées au Château d'eau : B-R-E-E-K de Hippolyte Hentgen, entre dessin de presse et bande dessinée mis en scène et les néons colorés arc en ciel placés dans l'église des Jacobins par Sarkis - Mesure de la lumière (église qui vraisemblablement n'a pas besoin de quoi que ce soit pour être admirée), rien ne m'a franchement "arrêtée" dans ce parcours d'art contemporain dont le seul aspect positif est qu'il est gratuit.
Oui je sais bien, certains diront que je n'ai rien vu (c'est vrai), que je n'ai pas la culture (sûrement), que je n'ai rien compris (sans nul doute), mais s'il faut un doctorat en beaux-arts pour apprécier, hé bien alors tant pis. C'est comme les pub auxquelles on ne comprend rien parce-qu'on n'est pas la cible.

Cette année pourtant, ce qui m'a plu, au final, au-delà des oeuvres elles-mêmes, ce sont leurs titres. D'une poésie admirable, pleins de sous-entendus rêveurs, ils invitent à aller plus loin, bien plus loin que les expositions ou rétrospectives qu'ils montrent.

Je vous donne quelques exemples :

Fracas et Frêles Bruits
Le Hibou aussi trouve ses petits jolis
Vision de nuit
Les Mariées de Fécamp
La Grande Cavalcade
l'Elégie des lisières
Eloge du carburateur 

et puis surtout, cette citation de David Claerbout que je vous livre  en toute connaissance de cause :
"on pourrait très bien éteindre la lumière et contempler la nuit toute la journée".

L'an prochain, c'est sûr, j'y retourne.



Le Printemps de septembre, 21 septembre - 21 octobre 2018.

mercredi 23 mai 2018

pourquoi Macbeth ?

Fin de saison remarquable au Capitole, avec un opéra de Verdi éblouissant, Macbeth (drame de Shakespeare tout à fait tragique) :

Life's but a walking shadow, a poor player,
That struts and frets his hour upon the stage,
And then is heard no more. It is a tale
Told by an idiot, full of sound and fury,
Signifying nothing. 


- effaré, de l'air qu'a le rôle titre tout au long de l'oeuvre, sans que l'on sache si c'est un jeu ou son caractère. En tout cas, ça tombe bien avec ce personnage mi terrifiant, mi terrifié
- effrayants, les choeurs de sorcières, mi anges mi démons, machiavéliques machinations, mauvaises augures ricanantes et délicieuses dans leur double costume noir et blanc, qui ne quittent pas la scène
- édifiante, cette histoire médiévale de massacres joyeux entre familles écossaises juste pour l'or, la puissance, le règne, même si c'est un leurre futile
- équilibriste, cette Lady Macbeth qui se perd par appât du gain immédiat, sans penser à sa conscience qui la rattrapera sans pitié, inéluctablement
- étonnants, ces décors en forme de miroirs cubiques et d'arbres renversés, arbres sombres aux formes suggestives, qui se meuvent et disparaissent par magie
- ébouriffante, cette manière de raccourcir l'action imaginée par Shakespeare, qui tronque un peu la transformation lente des caractères dans leur course à l'abîme. Le public qui ne connaît pas a minima l'intrigue de base aura du mal à suivre...

bref, une soirée étonnante et détonnante, avec un orchestre éclatant mené d'une baguette italienne pour 4 actes flamboyants.

De biens beaux moments, si rares, à sauvegarder dans notre bourse à souvenirs.


dimanche 15 avril 2018

danse aquatique

Quand la grâce est aussi parfaite, il faut bien la partager...
Instant suspendu, minutes de choix, laissez-vous aller :

AMA



dimanche 8 avril 2018

T'as vu quoi aux Abattoirs ?


Un squelette volant
Une maison qui pleut
Une pieuvre en couleur
Des ballons roses à pois
Une machine à lancer un piano


Une fleur qui marche
Un gros ver de terre
Des tomates enfermées
Un hippopotame en terre
Des cartes magiques


Une vidéo à l'envers
Des peaux en fer
Sanam version réaliste
Un torse bleu nu
Un écran hypnotique


Des résidus
Des détritus
Reconstruits,
Redessinés,
Comme en arabesque 

De lourds Léger accrochés
Des géants allégés
Des tables reconstituées
Des graffiti affichés
Une éléphante blanche

à suivre
Les Abattoirs 
Musée FRAC
Occitanie Toulouse

lundi 22 janvier 2018

la danse, la glisse


Quel talent, quelle grâce, quel travail...
Quelques minutes d'enchantement et d'émotion à savourer ici